• Doctorante

Sujet de thèse

Évaluer le greffon pré- & post-transplantation : anticiper le devenir et l’efficacité des interventions thérapeutiques.

Le projet se focalise sur le rein, l’organe le plus transplanté dans le monde. Victime de son succès, les listes d’attentes pour la transplantation sont très longues.

Pour pallier à cette pénurie, les transplanteurs font appel à des donneurs dis « marginaux », incluant notamment les donneurs à critères étendus (âgés de plus de 60 ans ou présentant les facteurs de comorbidité suivants : hypertension ou créatinine sérique supérieure avant transplantation à 1,5mg/dL) et les donneurs décédés par arrêt circulatoire. Ces donneurs, de plus en plus nombreux, ont des organes beaucoup plus sensibles aux lésions d’ischémie-reperfusion ce qui impacte négativement le devenir du greffon.

A l’heure actuelle, il n’existe aucun protocole permettant d’évaluer avec exactitude l’état lésionnel de l’organe dans la période pré- et post-tranplantation. Sans cette évaluation, le clinicien n’est pas à même d’anticiper la réponse de l’organe aux stress de la transplantation et ne pourra que tenter de minimiser les dégâts, une fois ceux-ci détectés.

L’objectif de ce travail de thèse vise à développer une approche capable d’identifier des biomarqueurs pertinents de la qualité des greffons (métabolomique et transcriptomique) et d’avoir ainsi un caractère prédictif sur la réponse de l’organe aux stress de la transplantation.

A terme, cette méthodologie employée pourra être appliquée à d’autres organes, le but étant de fournir au clinicien les éléments nécessaires pour anticiper, et non plus réagir, aux complications de la transplantation.